Tuesday, January 29, 2013

Feminist Solidarity with IDLE NO MORE


I wanted to share this statement from Concordia University's Idle No More Movement, issued yesterday as part of the movement's day of global action.
The statement prompts me to think about how to better integrate decolonizing methodologies and pedagogies into my teaching practices. As Linda Tuhiwai Smith has pointed out, despite the ways in which Western culture likes to imagine its own history, language, and theory as neutral and value-free, these practices carry colonialist assumptions that construct both Western subjects and its Others, and have and continue to be used in the service of imperialism.


The following text can also be found here:
Statement of Feminist Solidarity with the IDLE NO MORE Movement

On this day of global action, we, the representatives of students, faculty, staff, Fellows, and Research Associates of the Simone de Beauvoir Institute pledge our full support for the IDLE NO MORE movement.

We stand in respectful solidarity with Chief Theresa Spence and with Quebec’s Michèle Audette, the current President of the Native Women’s Association of Canada, as well as with the similarly inspiring women who launched the movement, Sheela McLean, Sylvia McAdams, Nina Wilson, and Jessica Gordon. We recognize this movement as an extension of a long history of inspiring women who have been on the frontlines of First Nations and indigenous movements in Canada, including Ellen Gabriel, the late Patricia Monture-Angus, and so many others. We understand that in addition to challenging the Canadian Government, women leading the IDLE NO MORE movement are also seeking changes within First Nations/Indigenous organizations to implement decision-making practices that better respond to the demands of women, youth, and those working at the grassroots level in their communities.

We strongly oppose the legislation proposed and passed by the Canadian Government, including Bill C-45, which provides administrative procedures that are undemocratic, such as the Aboriginal Affairs Minister being able to ignore a Band Council resolution against designating reserve lands for unsustainable resource extraction. Such procedures allow for the redefinition of Indigenous land and, as such, raise critical questions of whether the Crown is respecting the spirit and intent of treaty rights. We are dismayed about this government’s disregard for environmental protection laws and by their repeated failure to deliver on commitments made under the United Nations’ Declaration on the Rights of Indigenous Peoples and the 2012 Crown-First Nations Gathering. We are particularly concerned at the inaction or negligence in providing immediate and effective measures that ensure the safety of Indigenous women, particularly given that hundreds of indigenous women have gone missing or have been murdered in recent years.

As members of a Canadian University built on Mohawk territory, we recognize the reprehensible ways in which educational institutions were systematically used to destroy Indigenous communities as well as the existence of systemic and persisting barriers to post-secondary education. We hereby pledge our commitment to educating ourselves and others on the ongoing colonization of Indigenous lands within the borders of Canada and the treatment of Indigenous peoples on colonized lands everywhere. To this end, we commit to continuing and enhancing our programs in the following ways:

· Give students opportunities to learn about anti-colonial movements and Indigenous activist strategies locally and globally, including the IDLE NO MORE movement.
· Assist our students in developing an understanding of the gendered dimensions of colonial relations of power and resistance both in historical and contemporary contexts.
· Assign and use materials, methodologies, and writings by Indigenous women in our teaching.
· Actively support the struggle for Indigenous sovereignty by taking part in teach-ins, protests and demonstrations, and community events.
· Demand an end to violence against all women, in all its forms.
· Recognize the IDLE NO MORE movement as integrally connected to efforts to end occupations, economic exploitation, environmental degradation, and militarism, and to seek justice worldwide.

Simone de Beauvoir Institute
Concordia University
January 28, 2013

Please Circulate
Media relations: Gada Mahrouse, Ph.D.
Associate Professor, Simone de Beauvoir Institute
514-848-2424 x 2378 or Gada.Mahrouse@concordia.ca


Déclaration de solidarité féministe envers le mouvement IDLE NO MORE

En ce jour d’action mondiale, nous, représentantes des étudiant-e-s, professeur-e-s, employées, Fellows et Chercheur-e-s associé-e-s de l’Institut Simone-De Beauvoir, exprimons notre appui inconditionnel au mouvement AGIR MAINTENANT (mieux connu sous le nom de « IDLE NO MORE »).

Nous sommes respectueusement solidaires de la Cheffe Theresa Spence et de Michèle Audette, la présidente actuelle de l’Association des femmes autochtones du Canada, ainsi que des femmes inspirantes qui ont initié le mouvement IDLE NO MORE : Sheela McLean, Sylvia McAdams, Nina Wilson et Jessica Gordon. Nous reconnaissons que ce mouvement est le prolongement d’une longue histoire de femmes inspirantes qui ont été à l’avant-plan des Premières Nations et des mouvements autochtones au Canada incluant Ellen Gabriel, feu Patricia Monture-Angus et plusieurs autres. Nous comprenons que les femmes à la tête du mouvement IDLE NO MORE, en plus de confronter le gouvernement canadien, demandent aussi des changements au sein des Premières Nations et organisations autochtones pour instaurer des pratiques de prise de décision qui répondent mieux aux demandes exprimées par les femmes, les jeunes et les personnes qui travaillent à la base dans leurs communautés.

Nous nous opposons fermement à la législation proposée et adoptée par le gouvernement canadien, incluant la loi C-45, qui dicte des procédures administratives antidémocratiques, par exemple, en donnant le pouvoir au ministre des Affaires indiennes d’ignorer une résolution adoptée par un Conseil de bande contre la désignation de territoires protégés pour l’extraction de ressources non-renouvelables. De telles procédures conduisent à la redéfinition du territoire autochtone et soulèvent des questions fondamentales au sujet du respect par la Couronne de l’esprit des droits issus des traités. Nous sommes préoccupées par l’absence de considération de ce gouvernement pour les lois sur la protection de l’environnement et devant les nombreux exemples de refus de donner suite aux engagements découlant de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et de la rencontre tenue en 2012 entre la Couronne et les Premières Nations. Nous sommes particulièrement inquiètes devant l’inaction ou la négligence à apporter des mesures immédiates et efficaces pour garantir la sécurité des femmes autochtones, surtout que récemment, des centaines de femmes autochtones sont disparues ou ont été victimes de meurtre.

En tant que membres d’une université canadienne érigée sur un territoire Mohawk, nous reconnaissons les pratiques abusives qui ont été utilisées par les institutions d’éducation pour détruire les communautés autochtones ainsi que l’existence de barrières systémiques et persistantes en ce qui a trait à l’éducation post-secondaire. Nous nous engageons à nous renseigner et à éduquer les autres au sujet de la colonisation des territoires autochtones à l’intérieur des limites du Canada et sur le traitement des peuples indigènes en territoires colonisés partout ailleurs. À cette fin, nous nous engageons à maintenir et à améliorer nos programmes d’éducation et à :

Donner aux étudiant-e-s l’occasion d’en apprendre davantage au sujet des mouvements anticoloniaux et des stratégies locales et mondiales d’activisme autochtone, incluant le mouvement IDLE NO MORE.
Aider nos étudiant-e-s à comprendre les dimensions genrées des relations coloniales de pouvoir et de résistance dans les contextes historiques et contemporains.
Assigner et utiliser des matériaux, méthodologies et écrits de femmes autochtones dans notre enseignement.
Soutenir activement la lutte pour la souveraineté autochtone en prenant part à des séminaires d’enseignement, des manifestations, des démonstrations et des événements communautaires.
Demander la fin de la violence sous toutes ses formes contre toutes les femmes.
Reconnaître que le mouvement IDLE NO MORE est intégralement lié aux efforts pour mettre fin aux occupations, à l’exploitation économique, à la dégradation de l’environnement et au militarisme et en faveur de la justice à l’échelle de la planète.

Institut Simone-De Beauvoir
Université Concordia
28 janvier 2013

Prière de faire circuler 

Relations publiques: Geneviève Rail, Ph.D.
Directrice et Professeure, Institut Simone-De Beauvoir
514-848-2424 poste 2372 ou Gen.Rail@alcor.concordia.ca

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